Fille de prof est bonne élève, Marine-Pétroline n’était pas programmée pour faire la révolution. Cependant, à force de force de lecture et d’observation, elle est devenue féministe. Mais dans certaines discussions, malgré ses convictions et sa grande gueule, parfois elle bafouille, elle s’embrouille. C’est pas évident d’avoir de la répartie.Il lui fallait des histoires simples et percutantes, à dégainer pour montrer que non, l’égalité on y est pas encore. Car si le diable est dans les détails, le patriarcat aussi. C’est devenu les Chroniques du Sexisme ordinaire, le podcast qui débusque le sexisme dans les moindres recoins.Aujourd'hui, une femme peut ouvrir un compte en banque, voter, mener une carrière, choisir d’être mère ou pas. L’égalité est sur le papier, mais comme tu t’en rends surement compte, ça se traduit pas toujours dans la réalité.Vêtements, transports, urbanisme, médicaments, grammaire ... partout le sexisme s’infiltre, et ce sont les femmes qui trinquent ?. Notre quotidien est rempli d’inégalités de genre insoupçonnées. Il faut les combattre si l’on veut créer une société réellement égalitaire : les mêmes droits, libertés, et opportunités pour tous et toutes.Prêt·e à combattre et débusquer le sexisme dans les moindres recoins ? Embarque avec les Chroniques du Sexisme Ordinaire !Chaque épisode est concret, court, avec une touche d’humour.→ Des épisodes ultra-court pour comprendre un mot ou un concept clé en 5min.→ Des épisodes plus long qui décryptent une histoire de sexisme ordinaire et invisible en 10-15min.Tu comprendras ce qui cloche dans notre société. Tu auras les idées claires et la répartie pour défendre tes convictions féministes.Pour aller plus loin : ? Abonne toi à la newsletter : les actu du podcast et des pépites anti-sexistes inédites. ? Rejoins nous sur Instagram, TikTok ou YouTube ? Soutiens le projet.Tous les liens ici : https://linktr.ee/chroniquesdusexismeordinaire Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Jun 01, 2026
C'est quoi la panique démographique ? Moins de naissances, plus de décès : la France basculerait vers le déclin. Du moins, c'est ce que titrent les journaux et répètent les éditocrates depuis quelques années. Mais derrière les alarmes sur la baisse de la natalité, que se cache-t-il vraiment ?Dans cet épisode, Marine-Pétroline décortique les discours natalistes et leur histoire : des lois de 1920 interdisant toute information sur la contraception et l'avortement, au "réarmement démographique" d'Emmanuel Macron en 2024, en passant par les tradwife, les masculinistes, la Heritage Foundation et Elon Musk. La panique démographique n'est pas une alerte sanitaire neutre : c'est une arme idéologique au service d'un pouvoir patriarcal qui veut des soldats, des consommateurs et des cotisants ; pas nécessairement plus d'enfants. Dans ce discours, les femmes qui font moins d'enfants sont des égoïstes, des traitresses à la nation, des carriéristes irresponsables. Le féminisme et l'émancipation des femmes sont montrés du doigt. Les premières concernées, elles, n'ont pas la parole.C'est le premier épisode d'une mini-série en trois parties, réalisée à partir du livre "La Panique démographique" d'Anne-Cécile Mailfert.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Lis "La Panique démographique" d'Anne-Cécile Mailfert, aux éditions du Petit Matin.👉 Pour me faire intervenir dans votre entreprise, rendez-vous sur Linkedin : https://www.linkedin.com/in/marinesoichot/Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesPublication et communication : Agence Alan Mots-clés : panique démographique, natalité, patriarcat, droits des femmes, backlash, natalisme, féminisme, masculinisme, tradwife, contrôle des corps Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 27, 2026
L'instinct maternel, cette capacité innée des femmes à aimer et à s'occuper de leurs enfants dès la naissance. Un concept qui semble évident, naturel, indiscutable. Sauf qu'il y a un problème : l'instinct maternel n'existe pas.Dans cet épisode, on démonte le mythe de l'instinct maternel. D'où vient cette idée ? Pourquoi parle-t-on d'instinct maternel et jamais d'instinct paternel ? Si l'amour pour son enfant était inné et automatique, comment expliquer les mères qui ne ressentent rien à la naissance ? De Darwin et ses observations simplistes de guenons aux théories sur l'ocytocine, on décrypte les racines scientifiques douteuses de ce mythe. On découvre aussi les travaux de Sarah Blaffer Hrdy qui démantèle ces théories et prouve que l'attachement parent-enfant se construit avec le temps, qu'on ait porté l'enfant ou non. L'instinct maternel n'est pas une vérité biologique, c'est un outil d'assignation des femmes à la sphère domestique et au rôle de mère. Un mythe qui culpabilise celles qui ne ressentent pas cet amour immédiat et qui justifie l'inégale répartition des tâches parentales.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Série documentaire recommandée : Babies (Netflix)👉 Livre recommandé : "Les instincts maternels" de Sarah Blaffer HrdyCrédits :Écriture, voix : Bettina (autrice spécialisée en études de genre, @jeneveuxpasdenfant)Production : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Alan Raymond - AGENCE ALANMots-clés :instinct maternel, maternité, mythe, inné, acquis, parentalité, ocytocine, attachement parent-enfant, Darwin, Sarah Blaffer Hrdy, stéréotypes de genre, culpabilité maternelle, congé paternité, féminisme, patriarcat Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 20, 2026
En France, 16,1% des femmes vivent sous le seuil de pauvreté contre 14,6% des hommes. Les femmes représentent 70% des travailleur·euses pauvres, 57% des bénéficiaires du RSA et 75% des retraité·es modestes. La précarité et la pauvreté touchent plus particulièrement les femmes. Pourquoi ?Dans cet épisode, Marine-Pétroline anime une table ronde enregistrée au Palais de la Femme pour célébrer les 100 ans de cet établissement qui accueille et accompagne des femmes en situation de précarité. Quelles dynamiques créent et entretiennent la précarité des femmes ? Comment l'emploi, les modèles familiaux et le système fiscal et social s'entrecroisent-ils pour fragiliser économiquement les femmes ?Pour répondre à ces questions, Marine-Pétroline reçoit Titiou Lecoq, journaliste et essayiste féministe autrice de "Libérées" et "Le couple et l'argent", Laetitia Vitaud, experte des mutations du monde du travail et autrice de "Du labeur à l'ouvrage", Laura Testoni, coach en finances personnelles et chargée d'inclusion financière au Crédit Municipal de Paris, et Pulchérie Loubassa, conseillère en insertion professionnelle à l'Armée du Salut qui accompagne des femmes en situation de précarité et de pauvreté.De la ségrégation professionnelle à l'inégale répartition du travail domestique, du coût de la maternité à l'impact des séparations, de la conjugalisation des aides sociales au poids du sexisme et de l'âgisme : cette conversation décrypte les multiples facettes de la précarité féminine et explore des pistes de solutions pour construire une société plus juste.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Les invitées :Titiou Lecoq : "Libérées : le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale" (Livre de poche) et "Le couple et l'argent" (Iconoclaste)Laetitia Vitaud : "Du labeur à l'ouvrage" (Calmann-Lévy), "En finir avec la productivité" (Payot) et "L'atout âge" (Eyrolles)Laura Testoni : Crédit Municipal de ParisPulchérie Loubassa : Armée du SalutCrédits :Animation : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesEnregistré au Palais de la Femme (Paris) pour les 100 ans de l'établissementMise en ligne et communication : Alan Raymond - AGENCE ALAN Mots-clés :précarité féminine, pauvreté, inégalités de genre, travailleur·euses pauvres, temps partiel, charge mentale, séparation, conjugalisation, système fiscal, aides sociales, insertion professionnelle, féminisme, égalité femmes-hommes, Titiou Lecoq, Laetitia Vitaud Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 13, 2026
On va bien voir qui porte la culotte. En 1800, une ordonnance du préfet de Paris interdit aux femmes de s'habiller en homme et donc de porter le pantalon. Cette loi restera en vigueur jusqu'en 2013. Oui, vous avez bien lu : 2013. Dans cet épisode, on retrace l'histoire du pantalon féminin, de l'Ancien Régime à nos jours. Pourquoi cette interdiction ? Depuis le Moyen-Age, la confusion des sexes est une des grandes peurs de l'Occident. Les femmes doivent être des femmes, les hommes des hommes. Point. Mais au 19e siècle, le pantalon va progressivement gagner du terrain : pour des raisons de sécurité et d'hygiène, pour s'adapter au travail des femmes qui se diversifie, et surtout grâce à la bicyclette qui révolutionne la mobilité des femmes bourgeoises. Des figures emblématiques défient les codes : George Sand, Rosa Bonheur, Louise Michel. Puis viennent les sportives, les couturiers comme Yves Saint Laurent avec son smoking féminin. En 1969, le Figaro écrit : "le pantalon, c'est gagné". Vraiment ? Aujourd'hui encore, les poches des pantalons féminins sont 48% plus courtes que celles des hommes. Parce que dans notre société patriarcale, le vêtement n'est jamais anodin.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Livre recommandé : "Histoire politique du pantalon" de Christine BardCrédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Alan Raymond - AGENCE ALAN Mots-clés :pantalon, vêtements, histoire du féminisme, ordonnance de 1800, interdiction, émancipation, liberté vestimentaire, bicyclette, George Sand, Yves Saint Laurent, stéréotypes de genre, patriarcat, sexisme, confusion des sexes Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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May 06, 2026
L'enfer est pavé de bonnes intentions. Le sexisme aussi. Tenir la porte, porter les courses, complimenter l'apparence : des gestes gentils, non ? Pas si sûr. Derrière ces comportements en apparence bienveillants se cache un message insidieux : les femmes seraient fragiles, inférieures, incapables.Dans cet épisode, on décrypte le sexisme bienveillant, cette forme de discrimination qui se déguise en politesse et en galanterie. Pourquoi ces attitudes renforcent-elles les stéréotypes de genre ? Comment le sexisme bienveillant et le sexisme hostile se nourrissent-ils mutuellement pour maintenir la domination masculine ? De la galanterie aux compliments sur l'apparence, en passant par la protection paternaliste, on t'explique pourquoi ces comportements ne sont ni anodins ni flatteurs, mais bel et bien sexistes. Et surtout, on te donne des clés pour les identifier et les contrer au quotidien.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin : 👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Alan Raymond - AGENCE ALANMots-clés :sexisme bienveillant, sexisme hostile, galanterie, stéréotypes de genre, patriarcat, discrimination, domination masculine, politesse sexiste, féminisme, compliments, protection paternaliste, égalité femmes-hommes Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 22, 2026
Mars 2026. Un site internet baptisé "Check her bodycount" fait le tour des réseaux sociaux. Le principe ? Scanner le compte Instagram d'une femme et prétendre calculer son nombre de partenaires sexuels. Verdict : "extrême, fuis !". Même présenté comme un "jeu ironique", ce site illustre une obsession bien réelle : le contrôle de la sexualité féminine. Cette obsession a un nom : le bodycount.Dans cet épisode, on décrypte comment le bodycount est devenu l'arme privilégiée des masculinistes pour juger et dévaloriser les femmes. Du passage du décompte de morts au décompte de partenaires sexuels, aux pseudo-théories sur l'ocytocine diffusées par des influenceurs d'extrême droite, on t'explique comment ce concept réinvente le vieux contrôle patriarcal de la sexualité féminine. Tandis qu'un homme au bodycount élevé est valorisé comme un "tombeur", une femme est dévalorisée, comparée à une "voiture kilométrée". Le bodycount cristallise la double morale sexuelle : un même comportement jugé différemment selon le genre. Et derrière cette obsession se cache une question fondamentale : à qui appartient le corps des femmes ?Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin : 👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence Alan / Alan RaymondMots-clés :bodycount, slut shaming, double morale sexuelle, masculinisme, manosphère, contrôle des femmes, liberté sexuelle, sexualité féminine, réseaux sociaux, TikTok, féminisme, patriarcat, sexisme Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 15, 2026
"Quand je lâcherai mes coqs, vous ferez bien de rentrer vos poules." Cette phrase, Florence Montreynaud l'a entendue quand ses filles étaient petites. Faudrait-il apprendre aux filles à se protéger plutôt qu'aux garçons à respecter ? Bienvenue dans l'univers de la double morale sexuelle.Dans cet épisode, Florence Montreynaud décrypte ce système qui valorise les hommes et dégrade les femmes pour un comportement sexuel identique. Lui, c'est un don Juan. Elle, c'est une salope. Pour le même comportement : avoir un premier rapport sexuel, exprimer son désir, coucher le premier soir, avoir plusieurs liaisons. Un homme est valorisé, une femme dégradée. Cette double morale ne pèse pas seulement sur la réputation des femmes, elle justifie aussi les violences qu'elles subissent. De la métaphore des coqs et des poules aux solutions pour en sortir, Florence Montreynaud nous guide vers un monde où la sexualité ne serait plus synonyme de pouvoir et de domination, mais d'égalité et de partage.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin : 👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Retrouve Florence Montreynaud : [lien à compléter par l'utilisateur]Crédits :Écriture, voix : Florence MontreynaudProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communcation : Agence Alan / Alan RaymondMots-clés :double morale sexuelle, slut shaming, culture du viol, sexualité, liberté sexuelle, stéréotypes de genre, sexisme, féminisme, Florence Montreynaud, don Juan, réputation, violences sexuelles, patriarcat Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 08, 2026
Sophie, 48 ans, cadre dans une entreprise pharma. Entre deux réunions Teams, elle file faire les courses de sa mère, gérer ses traitements et organiser ses rendez-vous médicaux. Le week-end, c'est ménage et paperasse. Pourtant Sophie ne dit pas qu'elle est aidante. Elle dit : "Je m'occupe de maman, c'est normal". Mais est-ce vraiment si normal que ça ?En France, 7 à 11 millions de personnes accompagnent régulièrement un proche en situation de handicap, de maladie chronique ou en perte d'autonomie. Et 58% de ces aidants sont des aidantes. Ce travail gratuit, réalisé dans l'ombre, pallie le manque de dispositifs et d'infrastructures adaptées. Il correspond parfois à un boulot à temps plein, avec des conséquences majeures sur la santé, la carrière et la vie sociale. Sans surprise, les femmes assurent les tâches les plus lourdes et les plus intimes, renoncent plus souvent à leur emploi, et subissent davantage de répercussions. Comme après la naissance d'un enfant, quand il y a arbitrage au sein du couple, c'est la femme qui arrête de travailler. Pourquoi ? Parce qu'elle gagne moins. Et parce que c'est considéré comme normal qu'une femme sacrifie sa carrière pour prendre soin des autres.Dans cet épisode, on décrypte l'aidance, ce travail invisible qui pèse majoritairement sur les épaules des femmes.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMots-clés :aidance, aidants, care, travail invisible, charge mentale, inégalités de genre, femmes, handicap, vieillissement, perte d'autonomie, sexisme ordinaire, féminisme, santé mentale, conciliation vie pro vie perso Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Apr 01, 2026
Travaillez 60 heures par semaine et vous gagnerez plus que le double de 30 heures. Ce n'est pas seulement le nombre d'heures qui augmente, c'est le prix de chaque heure. Bienvenue dans l'univers du travail cupide, où l'entreprise veut votre âme et met le prix pour l'obtenir. Dans cet épisode, on décrypte comment le travail cupide creuse les inégalités salariales entre les femmes et les hommes. Pourquoi les femmes diplômées gagnent-elles moins que leurs homologues masculins ? Pourquoi l'écart se creuse-t-il après la naissance des enfants ? La réponse se trouve dans ces emplois voraces de la finance, du conseil, du droit ou du management qui récompensent la disponibilité totale. Un système qui pénalise systématiquement les femmes qui assument encore la majorité des responsabilités domestiques. De la théorie de Claudia Goldin, prix Nobel d'économie 2023, aux solutions concrètes pour sortir de ce piège, on t'explique tout.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin : 👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence Alan Mots-clés :travail cupide, greedy work, inégalités salariales, écart salarial, disponibilité, charge mentale, sexisme au travail, féminisme, Claudia Goldin, carrière des femmes, parentalité, maternité, patriarcat Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 25, 2026
À la machine à café, on demande rarement à ses collègues : et toi, combien tu gagnes ? En France, parler d'argent, c'est encore un peu tabou. Mais ça va changer. D'ici juin 2026, la directive européenne sur la transparence des rémunérations va débarquer. Et elle pourrait bien transformer les relations de travail.Concrètement, qu'est-ce qui va changer ? Fini les annonces vagues du type "salaire à définir" ou "selon profil". Les entreprises devront obligatoirement indiquer le niveau de rémunération dans leurs offres d'emploi, soit un salaire précis, soit une fourchette. Et les recruteurs ne pourront plus vous poser la fameuse question piège : "Quel était votre salaire dans votre dernier poste ?" Cette pratique sera tout simplement interdite. Parce qu'elle perpétue un mécanisme sournois : si vous avez été sous-payée dans votre ancien job, cette information tire vos futures rémunérations vers le bas.Une fois en poste, chaque salarié pourra demander des informations sur les niveaux de rémunération moyens par sexe des personnes qui occupent le même type de poste. Primes incluses. Vous pourrez savoir si vos collègues masculins gagnent significativement plus que vous pour le même travail. Et c'est ça qui fait trembler les entreprises, car jusqu'ici les écarts injustifiés restaient bien planqués sous les non-dits et le tabou de l'argent.Autre révolution : le renversement de la charge de la preuve. Jusqu'à maintenant, si vous pensiez subir une discrimination salariale, c'était à vous de le prouver. Désormais, si les faits laissent présumer une discrimination, ce sera à l'employeur de démontrer qu'il respecte l'égalité de rémunération.Est-ce que cette directive va régler toutes les inégalités salariales ? Non. Elle n'aura pas d'impact sur le temps partiel qui concerne 80% de femmes, ni sur la ségrégation professionnelle, ni sur le plafond de verre. Mais elle va mettre la pression sur les entreprises pour qu'elles arrêtent de faire semblant et respectent enfin la loi. Dans un pays où parler de salaire reste tabou, c'est une petite révolution.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Mon livre "Guide de déconstruction du sexisme au travail" aux éditions Pearson, disponible en librairies.Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence Alan / Alan RaymondMots-clés :transparence salariale, directive européenne, égalité professionnelle, écart salarial, rémunération, discrimination, inégalités de genre, salaires, travail, entreprise, féminisme, droits des femmes, recrutement, négociation salariale Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
00:00:06
Mar 18, 2026
En 2019, Emmanuel Macron lance l'index d'égalité professionnelle, censé être une petite révolution. Fini les entreprises qui font semblant, place aux résultats et aux sanctions. Six ans plus tard, 93% des entreprises obtiennent des notes supérieures à 75 sur 100. Génial, non ? Sauf que les inégalités salariales n'ont pas bougé. Alors, cet index, révolution ou écran de fumée ?L'index d'égalité professionnelle, c'est une note sur 100 points calculée chaque année par les entreprises de plus de 50 salariés. Elle mesure l'égalité à partir de quatre ou cinq indicateurs : écart de rémunération, répartition des augmentations, retour de congé maternité, parité dans les hautes rémunérations. En théorie, une entreprise qui obtient moins de 75 sur 100 a trois ans pour corriger le tir, sinon sanctions financières. Sur le papier, c'est ambitieux.Dans les faits, c'est une autre histoire. On donne des points aux entreprises qui respectent la loi. On compte le nombre de personnes augmentées, pas le montant. On tolère 2 à 5% d'écart salarial. Et surtout, on ignore le temps partiel, un facteur majeur des inégalités qui concerne 80% de femmes. Résultat : des entreprises du CAC40 affichent des notes de premières de la classe sans avoir une seule femme à leur comex. La Cour des comptes parle même d'un "index façade dont la logique de résultats n'est pas probante".Au final, très peu d'entreprises sont réellement concernées. L'index ne mesure les inégalités que pour 26% des salariés du secteur privé. Et ce qu'il mesure, c'est surtout la capacité des entreprises à optimiser leur notation, pas à transformer leurs pratiques.Une refonte est prévue pour 2027. Reste à voir si l'État suivra les recommandations pour en faire un vrai outil de transformation.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Mon livre "Guide de déconstruction du sexisme au travail" aux éditions Pearson, disponible en librairies.Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence Alan / Alan RaymondMots-clés :index égalité professionnelle, index Egapro, écart salarial, inégalités salariales, égalité femmes hommes, sexisme au travail, droits des femmes, discrimination, entreprise, réglementation, féminisme, travail, salaires Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 11, 2026
À travail égal, salaire égal. Un principe inscrit dans la loi depuis 1946. 80 ans plus tard, les femmes gagnent toujours 23% de moins que les hommes en moyenne.Alors, l'égalité professionnelle, on en parle beaucoup mais où en est-on vraiment ?L'égalité professionnelle, ce n'est pas qu'une question de salaire. C'est aussi avoir les mêmes chances d'accès à l'emploi, à la formation, aux responsabilités. Et pouvoir travailler dans un environnement sûr, sans harcèlement ni violences sexistes. Sur le papier, la loi garantit tout ça. Dans les faits, c'est une autre histoire.Dans cet épisode, on décrypte les obstacles qui persistent. Le temps partiel qui concerne massivement les femmes et qui n'est pas toujours un choix. La ségrégation professionnelle qui concentre les femmes dans des métiers peu valorisés. Le plafond de verre qui les empêche de grimper les échelons. Et surtout, la maternité qui provoque une baisse durable d'environ 30% de la rémunération des femmes.Pendant ce temps, pour les hommes, avoir des enfants est souvent un bonus : plus ils ont d'enfants, plus ils occupent des postes à responsabilité.Sans oublier les doubles standards : pour un même comportement, une femme sera jugée différemment et souvent plus négativement qu'un homme. Et les violences sexistes et sexuelles au travail : 70% des femmes ont déjà subi des situations, propos ou comportements sexistes dans leur vie professionnelle.Au rythme actuel, l'ONU estime qu'il faudrait près de trois cents ans pour atteindre l'égalité professionnelle. Alors, qu'est-ce qu'on attend ?Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Mon livre "Guide de déconstruction du sexisme au travail" aux éditions Pearson, disponible en librairies.Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence Alan / Alan RaymondMots-clés :égalité professionnelle, écart salarial, plafond de verre, temps partiel, maternité, discrimination, harcèlement sexuel, sexisme au travail, droits des femmes, inégalités de genre, féminisme, carrière, ségrégation professionnelle, travail Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Mar 04, 2026
Droit de vote : 150 ans de combats féministesLa France, patrie des droits de l'homme et du suffrage universel ? Pas pour tout le monde. Pendant plus d'un siècle, les femmes françaises se sont vu refuser le droit de vote alors que leurs voisines européennes l'obtenaient les unes après les autres. Comment expliquer ce retard français ?Dans cet épisode, on retrace le long combat des féministes pour le droit de vote, d'Olympe de Gouges guillotinée en 1793 à l'ordonnance de 1944. Entre arguments fallacieux (les femmes ne se battent pas, donc elles ne votent pas), insultes sexistes (comparaisons avec des animaux ou des prostituées) et lobby nataliste, les obstacles n'ont pas manqué. Hubertine Auclert refuse de payer ses impôts et brûle le Code civil, Marguerite Durand refuse de se faire recenser, Louise Weiss lâche des tracts depuis les tribunes de la Coupe de France... Des décennies de luttes acharnées pour un droit qui aurait dû être une évidence dans une démocratie.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMots-clés :droit de vote, suffragettes, féminisme, démocratie, Olympe de Gouges, Hubertine Auclert, Louise Weiss, Révolution française, sexisme ordinaire, droits des femmes, histoire politique, égalité des genres, patriarcat, militantisme Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 25, 2026
17 juillet 2012. Séance de questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale. Cécile Duflot, ministre du Logement, s'avance pour répondre à une question sur le Grand Paris. Elle porte une robe à fleurs bleue et blanche. Quolibets, rires, chahut de la part des députés masculins de droite. Patrick Balkany lance : "vas-y enlève les boutons !". Il aura ensuite le culot de déclarer : "Nous n'avons pas hué Cécile Duflot, nous l'avons admirée." La robe devient le sujet politique numéro un. Voilà comment les femmes en politique sont traitées en France. Dans cet épisode, Marine-Pétroline reçoit Hélène Goutany, journaliste en presse écrite, TV, radio et podcast, co-réalisatrice de l'excellente série "Y'a pas mort d'homme" sur les violences sexistes et sexuelles en politique chez Binge Audio. Selon une enquête de l'Union Interparlementaire, 65% des femmes parlementaires déclarent avoir déjà fait l'objet de remarques sexistes, proférées dans l'enceinte du parlement par des collègues masculins. "À poil", "vous seriez mieux dans un film porno", "folle", "hystérique" : les insultes pleuvent.Mai 1991. Edith Cresson devient la première femme Premier ministre de France. On lui reproche sa voix aiguë, on la surnomme La Pompadour. Les caméras filment ses jambes pour voir si ses bas filent. Dans le Bébête Show, elle est représentée en panthère lascive au pied du Prince Mitterrand qui dit : "Je m'ennuie, alors la greluche, je la viole." Au bout de 11 mois, Mitterrand la lâche. Son passage éclair rappellera à toutes les femmes que l'accès aux plus hautes responsabilités ne va pas sans un harcèlement en règle.En 2000, une loi impose la parité aux élections. Aujourd'hui, on atteint 38,8% de femmes à l'Assemblée Nationale. Mais elles se retrouvent souvent cantonnées sur des sujets jugés secondaires : la parité en chiffres ne se transpose pas en parité de responsabilités.Qu'est-ce qui freine encore l'ascension des femmes en politique ? La démocratie française nage en plein fantasme de l'universalisme. Quand on y regarde de plus près, l'universel français correspond surtout à l'homme blanc, hétéro, bourgeois et valide. Les boys clubs persistent : des déjeuners, des cercles fermés masculins où se créent des alliances, où se prennent des décisions, et où les femmes ne sont pas invitées. L'entourage rapproché d'Emmanuel Macron est d'ailleurs 100% masculin. Et puis il y a les violences sexistes et sexuelles : harcèlement, agressions, viols. C'est dans ce contexte qu'a été créé MeToo politique avec la signature de plus de 100 femmes appelant à la non-représentation des hommes mis en cause.Dans cet épisode, Marine-Pétroline et Hélène Goutany décryptent le sexisme structurel qui empêche les femmes d'accéder au pouvoir politique et d'y rester.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Écoute la série "Y'a pas mort d'homme" d'Hélène Goutany chez Binge Audio👉 Lis "La démocratie féministe : Réinventer le pouvoir" de Marie-Cécile Naves👉 Lis "Politiser les cyberviolences" de Léa Chamboncel👉 Consulte l'enquête de l'Union Interparlementaire sur le sexisme en politiqueCrédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline Soichot et Hélène GoutanyProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence AlanMots-clés :sexisme en politique, parité, femmes politiques, Edith Cresson, Cécile Duflot, Assemblée Nationale, harcèlement sexuel, violences sexistes, MeToo politique, boys clubs, double standard, universalisme, système présidentialiste, discrimination, féminisme, démocratie, Hélène Goutany, Binge Audio Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 18, 2026
Voir un visage féminin non modifié après 35 ans est devenu très rare. Bienvenue dans l'ère du Forever 35 : cette étrange catégorie de visages parfaitement lisses, ni jeunes ni vieux, figés dans un âge indéterminé qui gomme les décennies.Récemment, la journaliste Caroline Criado Perez a commencé à "collectionner" des visages de femmes à l'écran qui n'ont pas été "rajeunis" artificiellement comme Keira Knightley dans Black Doves ou Emma Thompson dans Down Cemetery Road. Pourquoi cette collection ? Parce que ces visages sont devenus exceptionnels.Forever 35, c'est le nom donné à ce phénomène où les femmes de plus de 45 ans n'accèdent à la visibilité médiatique qu'au prix d'un corps qui semble en avoir 35. Des visages lisses, sans rides, sans pores, sans relief. On veut bien des femmes de 55 ans dans les médias, mais avec un visage qui pourrait aussi bien en avoir 37. On veut bien des femmes leaders, mais jamais avec des rides. On veut bien des femmes expertes, mais sans poches sous les yeux après 25 ans de carrière.Le problème n'est pas que les femmes s'efforcent de paraître plus jeunes. C'est qu'on ne tolère les femmes âgées que si elles n'ont pas l'air âgées. Et qu'en conséquence, les têtes normales de femmes qui vieillissent ont presque disparu des radars.Comment en est-on arrivé là ? Par une double invisibilisation. D'abord, dans les organisations : dans les entreprises du CAC40 et du SBF 120, les femmes représentent environ 28% des membres des Comex, mais cette progression bénéficie surtout aux femmes plus jeunes. Les femmes de 50 ans et plus sont presque absentes.Ensuite, dans les médias. Selon le CSA, les femmes de 20-34 ans sont surreprésentées à l'écran (36%), tandis que les femmes de plus de 50 ans sont largement sous-représentées (18%), alors qu'elles représentent 41% de la population réelle.Donc les femmes disparaissent quand elles vieillissent, mais quand on veut les voir réapparaître, il faudrait les rendre jeunes de force. Le cinéma, la télévision, la publicité, les séries : partout s'impose une esthétique qui tolère les corps féminins vieillissants... à condition qu'ils soient coiffés, filtrés, liftés, lissés.Et l'intelligence artificielle aggrave encore cette amnésie visuelle. Lorsqu'on demande à une IA générative d'illustrer une femme de 50 ans, elle produit presque systématiquement des visages lissés, sans pores ni relief.Derrière Forever 35 se cache le double standard du vieillissement, décrit par Susan Sontag dès 1972 : le vieillissement masculin est associé à la valeur tandis que le vieillissement féminin est associé à la dégradation.Dans cet épisode spécial, Laetitia Vitaud décrypte ce phénomène et rappelle qu'il est temps de rendre visible la diversité des façons d'habiter un corps après 45 ans.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Suis Laetitia Vitaud sur LinkedIn et retrouve ses interventions sur le futur du travail et l'âgisme👉 Lis "The Double Standard of Aging" de Susan Sontag (1972)👉 Découvre la collection de visages de Caroline Criado Perez sur les réseaux sociauxCrédits :Écriture, voix : Laetitia VitaudProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence AlanMots-clés :Forever 35, âgisme, double standard du vieillissement, invisibilisation des femmes, représentation médiatique, Susan Sontag, Caroline Criado Perez, vieillissement féminin, sexisme, intelligence artificielle, stéréotypes, injonctions esthétiques, Laetitia Vitaud Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 11, 2026
Imaginez : vous êtes certaine d'avoir eu une conversation avec votre conjoint hier soir. Vous lui avez clairement dit que vous ne vouliez pas qu'il invite ses amis ce week-end. Mais aujourd'hui, il vous regarde avec des yeux ronds et vous dit : "Mais on n'a jamais parlé de ça. Tu délires. T'es sûre que ça va ?"Vous commencez à douter. Peut-être que vous avez rêvé ? Peut-être que vous êtes fatiguée ? Peut-être que... vous devenez folle ?Bienvenue dans le monde du gaslighting.Ce terme vient du film Gaslight sorti en 1944 avec Ingrid Bergman. Dans ce thriller psychologique, un mari manipule sa femme pour lui faire croire qu'elle devient folle. Il fait varier l'intensité des lampes à gaz puis nie toute modification. Le terme revient en 2007 avec le livre The Gaslight Effect de la psychothérapeute Robin Stern.Le gaslighting désigne une forme de manipulation mentale qui fait douter une personne de sa mémoire, de sa perception et même de sa santé mentale, jusqu'à ce qu'elle adopte la version imposée par l'agresseur. Ce n'est pas un désaccord ponctuel : c'est systématique, répété, et ça détruit méthodiquement la confiance de la victime.Ça peut arriver dans tous les types de relation, en particulier dans un couple. Le gaslighting devient alors une violence conjugale. Et le sexisme vient prêter main forte : pendant des siècles, la médecine, le droit, la science ont construit l'idée que les femmes seraient instables, trop émotives, hystériques. Depuis Cassandre dans la mythologie, leur parole est remise en doute.Le gaslighting exploite ces stéréotypes à fond. "T'es énervée parce que tu as tes règles ?" "Tu es trop sensible..." Les tactiques sont nombreuses et vicieuses : l'agresseur nie des conversations, cache des objets, invente des histoires. Des victimes en viennent à se demander si elles ont été hypnotisées, droguées. Elles pensent devenir folles.Le gaslighting s'inscrit dans un système plus large : le contrôle coercitif. L'agresseur isole, surveille et contrôle sa victime jusqu'à la priver de ses repères. Les conséquences sur la santé mentale sont graves et peuvent conduire jusqu'au suicide.Heureusement, on commence à reconnaître ce phénomène. Le Royaume-Uni a criminalisé le contrôle coercitif en 2015. En France, la loi reconnaît depuis 2010 les violences psychologiques dans le couple. Mais l'application reste compliquée et les professionnels manquent encore de formation.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ce mécanisme de violence psychologique et rappelle l'importance de nommer pour dévoiler.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Lis "The Gaslight Effect" de Robin Stern (2007)👉 Lis "Le Gaslighting ou l'art de faire taire les femmes" d'Hélène Frappat👉 Lis "Sortir de la maison hantée" de Pauline Chanut👉 En cas de besoin, appelle le 3919 (violences conjugales)Crédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence AlanMots-clés :gaslighting, manipulation psychologique, violence psychologique, contrôle coercitif, emprise, violences conjugales, santé mentale, stéréotypes de genre, hystérie, Cassandre, consentement, féminisme, Robin Stern, Hélène Frappat Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Feb 04, 2026
Vous sympathisez avec ce gars super. Vous vous entendez bien, vous rigolez, vous prenez des cafés ensemble. Pas d'ambiguïté, du moins c'est ce que vous pensez. Jusqu'au jour où il tente de vous embrasser. Vous refusez, il dit qu'il ne comprend pas. Et puis paf : il disparaît. Plus de nouvelles.Vous vous êtes fait fuckzoner.Le concept de friendzone apparaît pour la première fois le 3 novembre 1994 dans un épisode de Friends. Joey dit à Ross qu'il a trop attendu pour déclarer sa flamme à Rachel et le qualifie de « maire de la friendzone ». L'expression se répand sur Internet et passe dans la culture populaire.Sur Urban Dictionary, on retrouve l'expression avec plus d'une centaine d'entrées. On y parle d'une "zone métaphorique frustrante" dans laquelle une personne se retrouve "bloquée", d'un échec à "impressionner une femme". Être friendzoné, c'est échouer à pécho une femme, et l'amitié serait le lot de consolation des losers.Sauf que le concept véhicule quelque chose de beaucoup plus problématique. Il repose sur l'idée qu'un homme qui investit du temps, de l'attention et se montre gentil avec une femme mériterait en retour... du sexe. Être sympa ne donne pas de passe-droit. Une femme qui dit non n'a pas "friendzoné" quelqu'un : elle a exercé son droit de choisir avec qui elle veut avoir des relations romantiques ou sexuelles.Des recherches menées à l'Université du Texas montrent que la friendzone est une construction culturelle directement liée à la culture du viol. Le concept repose sur l'idée qu'une femme devrait quelque chose en échange de l'attention masculine, que son "non" est négociable.Face à ce concept toxique, des féministes ont proposé un contre-terme : la fuckzone. Être fuckzonée, c'est quand quelqu'un s'intéresse à vous uniquement pour le sexe et disparaît dès que cette perspective s'évanouit. Avec la friendzone, on plaint le pauvre mec. Avec la fuckzone, on recentre la perspective sur la personne qui se fait instrumentaliser et dont on jette l'amitié à la poubelle.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ces deux concepts et rappelle que l'amitié égalitaire entre hommes et femmes est une valeur en soi, et même politique.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Consulte l'étude de Gabrielle L. Shields, "Delineating the friend zone as a site of sexual violence", University of Texas at Austin (2017)👉 Lis "Réinventer l'amour" de Mona CholletCrédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence AlanMots-clés :friendzone, fuckzone, culture du viol, consentement, amitié homme-femme, sexisme, masculinisme, relations amoureuses, féminisme, Friends, Urban Dictionary, instrumentalisation, entitlement, hétérosexisme Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 28, 2026
"Encore une conférence sur les droits des femmes et l'égalité ?" "Franchement, aujourd'hui, les femmes ont les mêmes droits et opportunités que les hommes." "À force, ça devient lassant..." "On peut passer à autre chose ?"Bienvenue dans la gender fatigue, la fatigue du genre, ou quand les histoires de sexisme, on en a ras la casquette et plus envie d'en entendre parler.Le terme apparaît en 2009 aux États-Unis et désigne deux réalités opposées qui partagent un point commun : le sentiment d'épuisement.D'un côté, il y a la lassitude de celles et ceux qui militent pour l'égalité depuis des années et qui constatent que ça n'avance pas. Porter plainte et voir son dossier classé sans suite, cocher toutes les cases pour obtenir une promotion et voir un mec moins compétent passer devant, regarder les statistiques et constater qu'en 30 ans la répartition du travail domestique dans les couples hétéros a à peine bougé. Entendre une énième fois "pas tous les hommes", "oh ça va c'est une blague" ou "elle l'aurait pas un peu cherché quand même".De l'autre côté, il y a l'agacement de celles et ceux qui considèrent qu'on en fait trop, qu'on en parle déjà assez, surtout depuis MeToo. L'égalité est dans la loi, qu'est-ce qu'on veut de plus ?Cette gender fatigue, on la rencontre en particulier dans le monde professionnel. Les messages sont rabâchés ou infantilisants, il n'y a pas d'impact, les choses ne bougent pas vraiment. Et puis on a d'autres problèmes : la crise économique, l'IA qui chamboule tout, la Gen Z qu'on ne sait pas gérer.Mais la gender fatigue, ce n'est pas juste un ras-le-bol. C'est aussi le symptôme d'une résistance plus large, d'un effet backlash. Une réaction violente face aux avancées féministes car certains hommes se sentent menacés.Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ce phénomène et donne des clés pour en sortir : intégrer l'égalité dans les pratiques, donner du sens et des outils concrets, impliquer tout le monde et rendre les processus transparents.Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Lis l'article "Gender fatigue : de la lassitude à l'innovation" sur Goods to Know (2025)👉 Consulte "Backlash : La guerre froide contre les femmes" de Susan FaludiCrédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence AlanMots-clés :gender fatigue, fatigue du genre, égalité professionnelle, féminisme, lassitude, backlash, épuisement militant, résistance au changement, sexisme au travail, MeToo, diversité, inclusion, formation égalité Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 21, 2026
1 pas en avant, 3 pas en arrière.Chaque fois que les droits des femmes progressent, une réaction violente ne tarde pas à suivre. C'est le backlash : l'ensemble des réactions négatives, voire hostiles, contre les mouvements féministes et les avancées des droits des femmes.En 1991, la journaliste américaine Susan Faludi théorise ce concept dans son essai "La guerre froide contre les femmes". Elle décrit la croisade des conservateurs américains contre les féministes dans les années 80-90, après les mouvements d'émancipation des années 70. Pour eux, le féminisme serait responsable de l'éclatement de la famille et représenterait un danger mortel pour la société.Ce serait presque drôle si c'était derrière nous. Mais le phénomène traverse l'histoire. Pendant la Révolution française, les femmes se battaient pour le droit de vote. Non seulement ce droit leur est passé sous le nez, mais Napoléon les a définitivement calmées en inscrivant dans le Code civil : "Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari."Aujourd'hui, après MeToo en 2017, la parole se libère sur les violences sexistes et sexuelles. On s'attend à ce que la société change enfin en profondeur. Perdu. D'après un rapport de la Fondation Jean Jaurès et de l'association Equipop, les droits des femmes ont reculé partout dans le monde en 2022. États-Unis, Afghanistan, Pologne, Yémen, Italie, Iran... La révocation du droit à l'avortement en juin 2022 aux États-Unis en est la preuve la plus flagrante.En France, le backlash se manifeste surtout sur les réseaux sociaux avec des raids de masculinistes de plus en plus fréquents contre des militantes féministes. Dans les médias aussi, on tend volontiers le micro à des hommes qui se plaignent "qu'on ne peut plus rien dire".Dans cet épisode, Marine-Pétroline décrypte ce mécanisme de retour en arrière et rappelle cette phrase de Simone de Beauvoir : "N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant."Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Lis "Backlash : La guerre froide contre les femmes" de Susan Faludi (1991)👉 Consulte le rapport "L'atlas des droits des femmes 2022" de la Fondation Jean Jaurès et EquipopCrédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence AlanMots-clés :backlash, antiféminisme, droits des femmes, féminisme, Simone de Beauvoir, Susan Faludi, masculinisme, réaction conservatrice, MeToo, avortement, violences sexistes, patriarcat, vigilance, histoire du féminisme, régression Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Jan 14, 2026
Tu penses que les êtres humains sont libres et égaux en droit ? Tu penses que les femmes sont des êtres humains ? Alors tu es féministe.Le féminisme, c'est un mouvement politique, social, culturel et intellectuel qui remet en question la domination masculine et défend l'égalité entre les femmes et les hommes. Un mouvement qui cherche à établir une société où les femmes puissent faire leurs propres choix, sans domination ni violence masculine.Mais le mot "féministe" a longtemps été une insulte. Il apparaît d'abord en médecine en 1872 pour décrire une forme de tuberculose où les hommes perdraient leurs caractères virils. Alexandre Dumas fils reprend ensuite le terme pour dénigrer celles et ceux qui luttent pour l'égalité. Féministe devient une insulte que les personnes concernées se réapproprient, comme Hubertine Auclert, la première à se revendiquer féministe à la fin du XIXe siècle.On parle souvent de vagues successives. La première vague se concentre sur le droit de vote et la citoyenneté. En France, il faudra attendre 1944. La deuxième vague, après la Seconde Guerre mondiale, se concentre sur les droits sexuels et reproductifs : contraception et IVG. C'est aussi l'époque où Simone de Beauvoir publie Le Deuxième Sexe en 1949 et révolutionne la réflexion : "On ne naît pas femme, on le devient." Les différences entre hommes et femmes sont le résultat d'une construction sociale.La troisième vague, à partir des années 80, aborde les violences sexistes et sexuelles, l'égalité professionnelle, le harcèlement, la parité politique. Depuis les années 2010, avec MeToo et les réseaux sociaux, on est probablement dans une quatrième vague où l'intersectionnalité devient centrale : le féminisme doit aussi prendre en compte le racisme, la LGBTphobie, le validisme.Le féminisme, ce sont des mouvements au pluriel. Féminisme libéral, féminisme socialiste, féminisme radical, féminisme matérialiste, écoféminisme, féminisme intersectionnel... Tous constatent des inégalités envers les femmes et veulent y mettre fin. Et comme le dit Simone de Beauvoir : "Nommer c'est dévoiler, et dévoiler c'est déjà agir."Les Chroniques du sexisme ordinaire sont un podcast de Marine-Pétroline Soichot qui débusque le sexisme avec pédagogie, humour et zéro culpabilité.Pour aller plus loin :👉 Retrouve les Chroniques du Sexisme Ordinaire sur Instagram et abonne-toi à la newsletter.👉 Toutes les infos sur le podcast, le spectacle et le livre : https://chroniquesdusexismeordinaire.com/👉 Lis "Le Deuxième Sexe" de Simone de Beauvoir (1949)👉 Lis "Bad Feminist" de Roxane GayCrédits :Écriture, voix : Marine-Pétroline SoichotProduction : Marine-Pétroline Soichot, Olympe&SimoneMontage, mixage : Alice Krief, Les belles fréquencesMise en ligne et communication : Agence Alan / Alan RaymondMots-clés :féminisme, Simone de Beauvoir, droits des femmes, égalité, intersectionnalité, MeToo, histoire du féminisme, vagues féministes, Hubertine Auclert, construction sociale, genre, mouvements sociaux, militantisme, droits reproductifs, IVG Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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